Récits d’Algérie a un an ! Les mots de l’équipe

Récits d’Algérie a un an ! Pour notre premier anniversaire, chaque membre de l’équipe répond à la question “En un an, que m’a apporté Récits d’Algérie ?” 

Nouha

Ce qu’a apporté récits d’Algérie dans ma vie

Récits d’Algérie pour moi c’est comme le Big love : tu sais que tu te dois de le chercher ou du moins de ne pas le laisser passer, tu l’attends un peu tout en essayant de t’accomplir vite de ton coté, de grandir, de t’instruire et de devenir assez mure pour en être digne le moment venu (c’est la seule métaphore qui me semble approprié, hasard ? je ne crois pas.)

Dans mon cas j’avais donné rendez-vous au Big love à la fin de mes études, j’avais pour objectif de faire tout un travail autour de l’histoire de ma famille et surtout autour de mon grand-père, un grand monsieur mais aussi l’un de mes mentors et avec qui j’entretiens une relation des plus tendres et fusionnelles.

On s’était donné rendez-vous après mes études, cet été, on a prévu un mois complet de confidences et de compilation de ses meilleures aventures et de son enfance dans l’Alger coloniale et post coloniale.

Mais parfois le grand amour se pointe sans qu’on s’y attende, un peu trop tôt, dans l’esprit ingénieux d’une charmante algéro-albanaise, à la détermination folle et vive que j’eu l’honneur de croiser un soir d’hiver par hasard dans un café parisien.

Je me suis dit que je devais faire fi de mon planning initial et foncer avec cette fan de cheb Hasni dans l’aventure, ou du moins la soutenir : au mieux apporter mon regard (très) critique et ma pierre à l’édifice.

Je me suis alors retrouvée projetée dans le projet de mes rêves : un projet certes TRES ambitieux, mais aussi plein de bienveillance avec une team de choc, des gens plus doués et intéressants les uns que les autres avec des regards pluriels et surtout beaucoup d’écoute, d’intelligence et d’humilité sans pour autant lésiner sur le sérieux, la rigueur et le respect car le sujet que nous manipulons est des plus épineux. C’est un terreau fertile pour laisser la curiosité fleurir

J’ai ainsi pu produire quelques écrits, sur des sujets passionnants et les partager avec mon grand-père malgré le confinement et les frontières fermées, par le biais du téléphone et pour cela j’en serai éternellement reconnaissante à Récits d’Algérie et c’est sans doute la plus belle chose que ce projet m’ait apporté : le dernier souvenir à partager avec mon cher grand père, puisqu’il s’en est allé, avant que nous puissions nous retrouver pour nous conter une dernière fois, nos histoires d’antan.

Pour cela je serai toujours aussi reconnaissante à Farah d’avoir sauté le pas et de m’avoir entrainée avec elle. Merci à toi Farah d’être si humble, si intelligente, si précieuse et si passionnée. Merci d’avoir rassemblé autour de toi cette si belle famille et merci à cette famille de faire en sorte que ce projet existe et puisse perdurer inshaAllah. Tahia nous, Tahia Récits d’Algérie et Tahia l’Algérie.

 

Wafaa

Récits d’Algérie est le projet qui t’apporte autant que toi tu donnes. « Quand tu donnes, tu reçois » est un adage qui, à mon sens, résumerait parfaitement le lien que j’ai avec ce projet.

Courant 2020, peu de temps avant son lancement, Farah me parle de ce projet de mémoire de la guerre d’Algérie. Elle me demande alors mon rapport personnel avec ces mémoires, et je lui réponds presque naturellement qu’on ne me les a pas enseignées, à l’école ou à la maison. C’est la façon d’y avoir répondu aussi naturellement qui m’a fait prendre conscience des choses et de l’importance du projet de Farah : ces mémoires devaient être transmises et moi, je me devais de les connaître. Récits d’Algérie m’a alors donné la chance de combler ce vide, me faisant comprendre à travers le travail incroyable de toute l’équipe dans la récolte de récits, dans la création d’un contenu historique, artistique etc… que ces mémoires et cette histoire étaient à portée de mains et qu’il fallait aller les chercher nous-mêmes. Faire partie de cette équipe est une chance. J’apprends grâce aux autres, à leurs travaux et à nos échanges et ces moments là n’ont pas de prix.

Récits d’Algérie c’est aussi un projet qui est humainement très fort. Récolter, ou recevoir des récits aussi personnels et précieux, créer un lien très fort avec ces personnes même à distance. Avant même de nous lier à notre histoire, on a l’impression d’être lié à la leur.

A titre personnel, c’est le fait de pouvoir illustrer certains de ces récits qui m’apporte énormément. Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé peindre. Petite je peignais pour ma grand-mère, puis pour ma mère, puis aujourd’hui je peins pour moi et pour Récits d’Algérie. Si avant je peignais seulement pour moi, dans une démarche finalement presque égoïste, j’ai sûrement été limitée dans mon inspiration. Par ça et tant d’autres choses.

Lorsque Farah m’a proposé d’illustrer le témoignage de Monsieur Boualem Boashash, j’ai d’abord eu peur de ne pas être à la hauteur. Le récit est si précieux (comme tous les autres) que je me devais de lui rendre « justice ». A la lecture du récit j’ai été très touchée par ce qu’il transmettait et j’ai réalisé que c’était une chance de pouvoir l’illustrer, quelque chose que je ne pouvais pas refuser.  Je trouvais finalement un intérêt moins « égoïste » dans ma peinture puisque je voulais transmettre autant que Monsieur Boashash a lui transmis dans son récit. Comme j’ai voulu transmettre dans le deuxième récit illustré, poème de Georges Garié.

Finalement, Récits d’Algérie me rend heureuse parce qu’il ne cesse de m’enrichir, de m’apprendre et de m’inspirer. Je le souhaite à toutes les personnes qui suivent ce projet.

Merci à cette équipe talentueuse de m’enseigner autant. Merci à toi Farah pour Récits d’Algérie, pour ta dévotion qui nous est indispensable, pour ton partage et la confiance que tu me donnes. (Et pour les DEADLINES)

 

Fatna

Récits d’Algérie est, avant tout, le projet et la passion d’une soeur. Il m’était donc impossible de ne pas y contribuer et d’aider autant que je peux. Mon adhésion au projet s’est donc faite naturellement mais je n’imaginais pas autant en bénéficier.

Le projet m’a apporté énormément, plus que ce que les mots pourraient exprimer. J’ai toujours voulu participer à une initiative honorable et utile, mais je n’avais pas trouvé d’opportunité concrète.

Ce que Récits d’Algérie m’a apporté, c’est un sentiment d’utilité et de fierté. Fierté de pouvoir redonner la parole aux anciens qui n’ont pas pu s’exprimer, fierté de pouvoir permettre aux nouvelles générations de pouvoir interagir sur un sujet peu abordé. Fierté quant aux retours des familles avec qui l’équipe s’entretient qui s’étaient trop habituées à l’indifférence. Fierté envers tous les contributeurs du projet qui disposent d’un talent fou (rédacteurs, graphistes, compositeurs, monteurs, réalisateurs).

Voir Récits d’Algérie prendre de plus en plus d’ampleur et lire les messages que les abonnés nous envoient, prendre conscience de l’effet positif et fédérateur du projet, est un sentiment unique et indescriptible.

Cela fait maintenant à peu près un an que le projet a été initié. Malgré un ralentissement des rencontres et initiatives lié à la pandémie, l’équipe ne faiblit pas et l’objectif reste encore plus urgent. On compte donc sur nos lecteurs et abonnés car le projet est pour vous, vos proches et les générations à venir et il ne serait rien sans vos précieux témoignages et ceux de vos anciens.

Pouvoir dire que je fais partie de l’équipe me fait toujours autant sourire. C’est un honneur immense et je remercie Farah pour sa confiance. J’espère pouvoir encore bénéficier au projet comme il est bénéfique à moi-même. Longue vie à Récits d’Algérie.

Mille mercis, Fatna

 

Mayssa

Faire partie de Récits d’Algérie m’a fait rencontrer des personnes formidables, sérieuses, passionnées, toutes mues comme moi par le désir d’en savoir plus sur notre histoire, et surtout de la transmettre. On s’enrichît les uns les autres de notre savoir, nos expériences, nos recherches : c’est un échange permanent, une aventure humaine, des débats interminables…

C’est transmettre l’Histoire, à partir des histoires, dans le terrain si hostile qu’est la France dans ce contexte.

In fine, je vois ma participation à ce projet comme un moyen, à mon échelle si modeste, d’honorer mes ancêtres dont je suis si fière. Merci pour tout ❤️

 

Mélissa

Que dire des bienfaits que m’a apporté le projet Récits d’Algérie. 
En tant que rédactrice en herbe, cela m’a permis de progresser en écriture et de travailler sur des sujets passionnants. 
Cependant, c’est surtout en tant que jeune franco-algérienne que le projet Récits d’Algérie m’a touchée en plein cœur. Le chemin pour être en paix avec son histoire est parfois semé d’embûches. Comme il peut être dur de s’y retrouver lorsqu’on est privé de nos outils. Grâce à Récits d’Algérie, j’ai fait le premier pas vers mon héritage, réalisant que si je ne le faisais pas, je n’aurais que mes yeux pour pleurer ma chance. Des informations manquantes aujourd’hui gravées en moi, des sujets tus enfin abordés, une Histoire floue dans mon esprit alors que c’est la mienne… Récits d’Algérie a comblé les trous de ma mémoire. Au-delà d’un simple recueil d’information, ce projet est d’une grande humanité. Je ne serai jamais assez reconnaissante pour les voix, les mots, les visages de celles et ceux qui nous ont partagé des bouts de leurs histoires, qui nous ont offert des images et des paroles qui guérissent. Mes remerciements sincères vont à toute l’équipe pour les articles, pour l’art, pour les vidéos réalisés mais aussi pour tout le travail colossal qui est fait en amont, aux heures de réflexion, de discussion, de lecture et de partage. Merci en particulier à Farah d’avoir créé ce projet, et de le gérer tous les jours avec rigueur, intégrité et une infinie bienveillance. Que Récits d’Algérie puisse continuer de grandir, qu’il puisse continuer de rendre hommages à nos histoires et à celles et ceux qui les ont vécus, et qu’il puisse continuer de guérir des maux enfouis, quelque part autour de la Méditerranée.

– Avec beaucoup de tendresse, Mélissa de Recits d’Algerie.

 

Hicham

Quand j’ai entendu pour la première fois parler du projet « Récits d’Algérie », je me suis senti entendu. Entendu, car pendant de nombreuses années j’en ai voulu à l’école républicaine de ne pas m’avoir appris ce pan de l’histoire. Cette histoire essentiel pour comprendre son héritage, son identité, sa présence sur le territoire français. 

Récits d’Algérie, c’est ce projet qui vient apporter la lumière aux zones d’ombre. Un projet qui vient donner la voix à nos ancêtres et questionner leur silence. J’ai beaucoup appris grâce à toute l’équipe, composée uniquement de jeunes qui ont pour devoir commun: celui de transmettre les mémoires.

Je remercie Farah de m’avoir embarqué dans cette aventure, de m’avoir accueilli dans cette communauté de jeunes algériens passionnés et passionnants. 

Le travail est loin d’être fini, on portera le projet aussi loin qu’on peut ! tahia dz mon pote 

 

Baya

Que dire ! A l’heure où les imaginaires ont pris la place du récit, l’oubli prend son pied, ami du mutisme. A force d’être niée, la réalité resurgit avec la force et la violence des eaux dormantes. Cela étant dit, il faut peut-être admettre que cette résurgence est une nécessité aussi bien sur le plan historique mémoriel que sur le plan social.

Récits d’Algérie, a été une force de proposition majeure sur ce plan. Il a permis de transmettre des récits, de partager l’histoire de ces anonymes qui ont, d’une façon ou d’une autre, été confrontés à cette guerre dont on a, tout comme eux, longtemps tu le nom. Parce que oui, l’inscription de la mémoire d’individus ou de groupes d’individus dans la mémoire collective est essentielle pour combler le vide mémoriel de ce passé commun, et palier une vision très parcellaire du conflit.

Récits d’Algérie c’est aussi la retranscription de l’histoire via l’art : la découverte de bouquins qui peuplent nos humbles bibliothèques, ces films qui font vibrer nos écrans et ces musiques qui résonnent dans nos veines comme le son cyclique d’un tambour (le chaabi padre du game).  

Ma rencontre avec RécitsDz, comme on aime l’appeler, c’est aussi et surtout la rencontre de personnes formidables, qui chaque jour donnent le meilleur d’elles-mêmes pour faire de ce projet ce qu’il est aujourd’hui :  une plateforme de partage, de don de soi et d’engagement. Cette année fut un moment fort d’échanges, de débats et de travail collectif qui m’a permis assurément de dépasser mes retranchements et de déconstruire certaines grilles de lectures.

Je tiens à remercier tout particulièrement Farah, fondatrice du projet sans qui tout cela aurait été impossible. Par son humeur rayonnante, son énergie et son travail acharné, elle a donné naissance à un projet qui, à l’image de ce qu’elle dégage, fait beaucoup de bien. 

Restez branchés pour de nouvelles aventures avec Récits d’Algérie !

Dzment, Baya Djadoun

 

Ahmed

Récits d’Algérie, c’est avant tout pour moi un hommage à celles et ceux qui ont fait l’Histoire. Au-delà   du devoir de mémoire, ce projet m’a permis d’apprendre et d’approfondir mes connaissances sur certains événements liés à la guerre d’Algérie grâce au travail de recherche et à la pertinence des analyses proposés sur le site. J’ai pu également renouer avec le parcours de grandes figures de l’Indépendance algérienne, être inspiré sur le rôle primordial des femmes et m’éveiller aux différentes formes que pouvaient prendre la résistance. Si le recueil des témoignages est la pierre angulaire du projet, les nombreuses suggestions de romans et récits autobiographiques me permettent de reconstituer progressivement le puzzle d’un récit dont on a volontairement égaré certaines pièces et de me rendre compte combien il est primordial de poursuivre ce travail de recherches pour éduquer et transmettre au plus grand nombre. En proposant des contenus de qualité, Récits d’Algérie, c’est aussi une volonté de conjuguer l’élégance de la forme à la pertinence du fond. Y avoir modestement contribué, c’est beaucoup d’enrichissement personnel, un immense sentiment de fierté et une volonté de continuer ce travail de réappropriation de nos récits pour découvrir notre histoire.

 

Ismaël

Entre la mise sous silence d’une part et la propagande de l’autre, le brouillard autour de la guerre d’Algérie ses causes et conséquences, provoquait en moi une frustration, un sentiment d’injustice et un manque dans la construction de mon identité.

Ce projet, son équipe et les personnes qui y ont collaboré jusqu’ici m’ont donné les outils, l’énergie et les clés de lecture nécessaires pour dissiper peu à peu ce brouillard.

Récits d’Algérie m’a rendu acteur du devoir de mémoire quant à ma propre histoire en ne laissant à nul autre que moi la responsabilité de la préserver et de la faire vivre.

 

 

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